Mondialisation et sécurité : la mondialisation économique est-elle un facteur de paix ?
20 novembre 2006
Selon Montesquieu, «  l'effet naturel du commerce est de porter à la paix ». Cette vision est reprise par les économistes libéraux et elle a présidé à la construction européenne. Pourtant l'essor du commerce international depuis plusieurs décennies n'a pas réduit la fréquence des conflits armés entre Etats. Ces conflits sont seulement devenus plus localisés. La mondialisation économique n'apparaît donc pas comme une garantie contre la violence inter-étatique, d'autant que la diffusion planétaire des technologies favorise la prolifération d'armes nucléaires et de destruction massive. Par ailleurs, de nouvelles formes de violence ont surgi. Si le terrorisme est antérieur à la mondialisation, il prend avec elle des formes spécifiques. L'ouverture des sociétés et le développement des médias donnent aux actes terroristes une visibilité et toute la résonance que leurs auteurs recherchent. Les liens d'interdépendance qui se densifient entre les pays comme à l'intérieur de chaque pays aggravent la vulnérabilité des économies et démultiplient les conséquences des actions terroristes.
 

  Dominique Moïsi, Conseiller spécial à l'IFRI
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Thierry Mayer, Professeur d'économie, Université de Paris I
Conseiller scientifique, CEPII
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Les dossiers de la mondialisation n°4
Le commerce ne tue pas la guerre


  La mondialisation est-elle un facteur de paix ? Philippe Martin
Terrorisme, sécurité et importations américaines, Daniel Mirza
Le financement des réseaux prolifération, Bruno Gruzelle
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