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La nouvelle organisation de la production à l’échelle globale tire bien entendu parti de la baisse du coût des transports et des télécommunications, la spécialisation des filiales induisant des rendements d’échelle qui permettent à la firme d’augmenter sa rentabilité. Elle peut même aller jusqu’à renoncer à détenir des filiales et à externaliser totalement sa production se muant ainsi en « firme réseau » ou « firme globale » dont le centre n’a plus qu’une fonction de donneur d’ordre vis-à-vis des sous-traitants auxquels il a recours (Nike par exemple). Les choix stratégiques des multinationales s’accompagnent à présent par la sous-traitance (« outsourcing ») qui peut se traduire par la délocalisation (« offshoring »). La firme multinationale qui se transforme en firme globale tend ainsi, selon Robert Reich (L’économie mondialisée, 1997, Dunod), à perdre sa nationalité et à devenir une entreprise « virtuelle ». |